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Qui
est Amélie-san ?
Elle a vécu 2 ans au Laos, de 1982 à 1984. Quelle
surprise lorsqu'elle me l'a écrit: le Laos est
également l'origine de mon nom de famille ^_^ Elle s'appelle
"A.N." dans Péplum, "Amélie-san" dans Stupeur et
tremblements... Voici une mini-biographie !
Amélie est une jeune belge d'une trentaine
d'année à peine, qui a été
la révélation de la Littérature
contemporaine, en 1992, lors de la publication de son premier roman
Hygiène de l'assassin. Dès lors, elle
écrit chaque année un roman, et en remporte de
nombreux prix, en France, Belgique, Allemagne... En 1999, Stupeur et
tremblements lui vaut le "Grand prix du roman de l'académie
française", c'est d'ailleurs par un simple prospectus de
grandes surfaces que j'ai appris la sortie de ce dernier ^_^
Elle est très sensible à son enfance au Japon (au
village de Shukugawa, près du mont Kabuto), ainsi que son
séjour en Chine. Cette sensibilité est
respectivement idyllique et cauchemardesque, ce qui se ressent bien
dans l'univers de ses romans où les protagonistes voyagent
souvent vers ces pays. On apprend dans Stupeur et tremblements, son
roman autobiographique, qu'elle est d'ailleurs retournée au
Japon pour y travailler comme traductrice durant une année.
Ce roman est en outre la clé afin de comprendre pourquoi une
femme mythique et fière domine l'atmosphère de
certains de ses romans: notre écrivain voue(ait?) une
profonde admiration en la beauté et la dureté de
sa supérieure en entreprise, Fubuki, une japonaise de 7 ans
de plus qu'elle, côtoyée en 1990. Un autre
thème récurrent est l'Amour menant au meurtre de
l'être aimé, et le pire est que le lecteur se
laisse convaincre (persuader?) qu'il s'agit là d'une preuve
d'amour! Comme dit Baudelaire, "La volupté unique et
suprême de l'amour gît dans la certitude de faire
le mal". Toujours est-il que chacun de ses oeuvres ont une
originalité dans leur genre, mais retenons que tous
bénéficient d'une superbe maîtrise de
la langue française, de critiques pertinentes, de beaucoup
d'humour, de grands et beaux sentiments... Bref, tout ce qui me
plaît, et tout ce qui vous charmera également !!
(rédigé
le 17/12/1999)
Des
livres pour le dire
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Amélie
Nothomb : L'éternelle affamée / Laureline Amanieux - Albin Michel
Présentation de l'éditeur :
La faim, c'est vouloir. C'est un désir plus large que le
désir. Ce n'est pas la volonté, qui est force. Ce n'est
pas non plus une faiblesse, car la faim ne connaît pas la
passivité. L'affamé est quelqu'un qui cherche. La faim,
c'est moi ", lit-on dans Biographie de la faim. Ses hauts lieux
d'enfance, sa généalogie belge, les relations avec ses
proches, sa conception du temps, de l'amitié, de l'amour et de
la beauté ou le salut par l'écriture, Laureline Amanieux
évoque ici tout ce qui fait d'Amélie Nothomb un
écrivain singulier et inclassable, populaire et retiré.
Pour cette enquête aussi précise que documentée,
elle s'est appuyée autant sur l'œuvre que sur les
entretiens qu'elle a menés avec l'auteur et sa famille,
outrepassant pour le plus grand bonheur des lecteurs le conseil
donné dans Hygiène de l'assassin, "on ne devrait jamais
rencontrer les écrivains". |
Les
romans vus après biographie
Je me livre ici à un petit exercice de remise en question de
certaines oeuvres d'Amélie Nothomb après lecture
de Amélie
Nothomb : L'éternelle affamée.
2005 -
Biographie de la faim
Tout d'abord, parlons de Biographie
de la faim : si j'ai
naïvement cru qu'il s'agissait d'un titre fantaisiste, comme
je l'avais cru pour Métaphysique
des tubes, j'ai vite
constaté mon erreur. Sortir de l'idée de lire un
roman et se dire qu'on lit un traité, c'est le 1er effort
pour une simple lectrice stupide comme moi ^___^; Dans ma grande
crédulité, je vois en l'exposé de ces
points de vue très personnels, de ces pensées
profondes, et de ces faits relatés une manière de
se livrer sans détours. Se livrer de manière
pure, dans la totalité de ses pensées. Ce
délire me plaisait bien, mais c'était une erreur
que je ne peux découvrir qu'en lui écrivant.
Toujours est-il que ma vision des autres oeuvres ont changé :
1993 - Le
sabotage amoureux
Il y a 5 ans, j'écrivais sur ce site sur Amélie
Nothomb : "Genre : Narration en focalisation interne (vue d'une
fillette)". C'était très naïf
^___^;;;;;; J'aurais dû écrire "autobiographique".
J'avais trouvé à l'époque ce "roman"
moralement inconcevable, je ne pouvais accepter une telle
perversité infantile de manière
raisonnée. Il faut que je revois mon jugement en me disant
que ce n'est pas une fiction, mais est-ce que mon esprit
borné l'acceptera mieux ou le rejettera avec plus de vigueur
?
1992 -
Hygiène de l'assassin
Pourquoi cet opus redevient, parmi ses oeuvres, mon
préféré de tous ? Peut-être
parce que c'est celui que je trouve le plus magnifique dans sa fiction
toute puissante, parce que je ne permets la pureté que dans
un contexte de fiction, Electre n'est vérité dans
toute sa grandeur que dans l'éloquence d'un drame fictif
O________O En cours de réflexion...
(rédigé
le 21/04/2005)
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